Le musée de la Gourmandise ?

Un musée qui plait aux gourmets, gourmands, gastronomes et goinfres !

 

Vue oblique

 


Cette collection muséale, reconnue par la Communauté française de Belgique mais non subsidiée, existe depuis 1995 et s'est agrandie au fil du temps jusqu'à présenter quelque 1 200 objets, meubles et tableaux, rares ou curieux, exposés par rotation, relatifs à la cuisine, à la gastronomie et au tabac, de l’antiquité à nos jours, d’un grand éclectisme.

Son initiateur fut Charles-Xavier Ménage, décédé le 13 juillet 2020, Cette page lui rend hommage et vous donne quelques informations biographiques. C'est également Charles qui a créé la bibliothèque de la Gourmandise devenue la plus grande collection de livres de gastronomie de Belgique.

Son œuvre s'est inscrite dans le projet de l'association sans but lucratif La Rawète dont les volontaires bénévoles lui ont apporté leur précieux concours. 

Parmi ces personnes, il faut citer Nicole Hanot : Anciennement professeur de danse, chorégraphe et administratrice de théâtre, féministe, depuis toujours passionnée d'histoire, elle s'est investie dans la constitution de la bibliothèque et du musée. Coordinatrice depuis 1993 des différentes activités de la Ferme castrale et particulièrement chargée ces dernières années de la visite du Musée, elle a entrepris de nombreuses recherches aboutissant à la création du site gastronomica.be dès 2001, à la rédaction d'articles de fond, à la publication d'un CD-Rom de recettes avec dictionnaire de cuisine, à la création d'un cours sur l'histoire du livre de cuisine et au montage d'expositions.
C'est elle qui vous guidera lors de votre visite au musée.

Charles et Nicole ont été les premiers en Belgique, dès le début des années 1990, à traiter d’un patrimoine immatériel qui n’intéresse, alors, que très peu de scientifiques belges et n’entrera à l’Unesco qu’en 2010 avec la reconnaissance du « repas gastronomique des Français ». 
Leur conviction était que

La mondialisation et la « vulgarisation » des habitudes, des réflexes et des goûts alimentaires précipitent inexorablement les cuisines régionales ou anciennes dans l’oubli.
Ces chefs-d'œuvre en péril font partie du Patrimoine au même titre que les Monuments et les Sites.
De plus, l’abandon progressif du support-papier, au profit ou au déficit de l’informatique, risque de rendre muets des manuscrits ou des notes « peu importants », de livrer au pilon, ou au tapis du brocanteur, une masse considérable de plaquettes, d'éphéméra, d’étiquettes et de menus, difficiles à classer et donc à consulter !
À l’heure où chacun s’interroge sur les « nourritures terrestres », il est essentiel de rassembler et d’ordonner les documents, abondants certes mais dispersés, témoins des mœurs épulaires de nos ascendants et de nos contemporains.
C'est la vocation du Musée et de la Bibliothèque de la Gourmandise.

Extrait de la préface du CD-Rom Nos recettes recettes et belges édité par l'asbl en 2002.


Charles et Nicole ont convaincu Pierre Leclercq, diplômé en Histoire de l'université de Liège, à s'intéresser au domaine de la gastronomie. 
Pierre est actuellement historien de l’Alimentation, collaborateur scientifique de l’Université de Liège. Ses recherches en Histoire de la Gastronomie l’amènent régulièrement à collaborer avec la presse écrite, la télévision et la radio. Auteur, conférencier et cuisinier-traiteur diplômé, il organise des reconstitutions de banquets historiques en Belgique, en France et en Suisse, ainsi que des cycles de conférences-repas, notamment à l’Archéobistrot du Préhistomuséum de Flémalle. Membre depuis 2008 du Centre de gastronomie historique, il en est aujourd’hui le vice-président avec Nicolas Baeck.


Cheminée du musée

Charles-Xavier Ménage, conservateur du musée, en discussion avec deux visiteurs.
 

Notre musée : 

Le nom du musée peut paraitre trompeur au premier abord car la gourmandise est un terme ambigu qui ne possède d'ailleurs pas de traduction possible en anglais ou en néerlandais par exemple. Et même en langue française, elle a souvent été confondue avec la gloutonnerie, considérée dans la chrétienté comme péché capital et dans d'autres religions comme l'antonyme de la modération et de la tempérance.

« J'ai parcouru les dictionnaires au mot Gourmandise, et je n'ai point été satisfait de ce que j'y ai trouvé. Ce n'est qu'une confusion perpétuelle de la gourmandise proprement dite avec la gloutonnerie et la voracité : d'où j'ai conclu que les lexicographes, quoique très estimables d'ailleurs, ne sont pas de ces savants aimables, qui embouchent avec grâce une aile de perdrix au suprême, pour l'arroser, le petit doigt en l'air, d'un verre de vin de Laffite ou du Clos-Vougeot. » – Brillat-Savarin, La Physiologie du goût, Méditations de gastronomie transcendante, 1825.

De fait le vrai gourmand ne s'attache pas seulement à aimer manger, de petites quantités de nourriture peuvent parfaitement lui convenir !
Par-dessus tout, il est curieux : il cherche l'origine de ce qu'il va ingérer, l'histoire qui l'entoure, la façon dont le mets est préparé, dont la boisson est fabriquée ; il aime à comparer et affine son odorat et son gout.

La beauté d'une table, la présentation des mets ravit sa vue, la mélodie du liquide qui coule dans son verre lui importe et son sens du toucher lui fait apprécier la différence entre des aliments qui portent peut-etre un même nom mais qui ont été préparés par un·e cuisinier·nière de valeur ou par quelqu'un qui se contente de "cuire"…

Cette curiosité explique le choix de notre nom.
Dans notre musée, on ne grignote pas. On cherche à découvrir ce qui nous amène à apprécier le plus pleinement possible la beauté de l'alimentation et de la cuisine.


La salle d'exposition permanente du musée présente quelque 600 objets. On y relève notamment

  • des ustensiles de cuisine (tire-bouchons, tire-moëlle, cuillère à gras, mire-oeufs, douille à boudin, mains de fer, boîte verticale à camembert, faisselles, hache et pinces à sucre....),
  • le matériel du feu et de la cuisson (crémaillères, chenets, landiers, taque de cheminée, chaudron géant...),
  • celui de l'alimentation pour enfants (chaise de nourrice, biberons, tire-lait, téterelle, bout de sein...) et pour adultes (pichets anciens du XIIIe s. au XVIIIe s., plats en céramique, en laiton et en étain),
  • mais aussi nombre de curiosités présentes dans les tavernes ou dans les boutiques,
  • et des objets de maîtrise.

Des pièces bizarres dont la guide vous fait deviner l'usage pimentent la visite d'un musée qui organise régulièrement des expositions temporaires et collabore avec diverses institutions scientifiques.

 

biberon xviiie

Qu'est-ce donc ?

Vous y serez...

  • Admiratifs face au matériel du feu et de la cuisson
  • Soufflés par la qualité des objets créés jadis pour nourrir enfants et adultes (et qui pouvaient avoir aussi un usage décoratif ou symbolique)
  • Intrigués par la diversité des ustensiles, des plus précieux... aux plus loufoques
  • Éblouis par les objets de maîtrise !

De la tabatière d’égoïste aux sacs à farine brodés en 1914, en passant par le porte-fidibus, la cuillère à gras ou... le cabinet à mouches [sic], tous font l’objet d’explications ou d’anecdotes étonnantes.

La présentation des objets, soit en vitrines, soit accrochés ou posés le long des murs, n’est ni chronologique, ni typologique.  Elle incite le visiteur à s’interroger sur les œuvres, créant ainsi un dialogue entre celles-ci mais aussi entre visiteurs et guide.
 
carte boucherie
 
 
Le musée accueille SUR RÉSERVATION visiteurs individuels, à partir de 8 ans, et groupes. Veuillez appeler le 085 31 42 86 et laisser clairement VOTRE NOM ET NUMÉRO DE TÉLÉPHONE au répondeur si celui-ci se déclenche ; sans ces informations nous ne pourrons vous rappeler !
 
Si vous faites partie d'une association... si vous dirigez un groupement...
Nous pouvons concocter pour vous le programme d'une journée.

 

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Si vous êtes enseignant :

 


 

Le Musée de la gourmandise, sans pour autant être subsidié, est repris dans les collections muséales de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il figure dans son Guide des musées comme dans celui de la province de Liège. On le trouve également sur le Portail des musées de Wallonie.

Il prête documents et objets à d'autres institutions comme la Bibliothèque des Chiroux, le musée Curtius, le musée de l'Alimentation de Evere (Bruxelles), etc..


 

Le Musée de la Gourmandise est situé dans un site architectural remarquable des XVIIe et XVIIIe siècles, dans les salles couvertes de voutes sur croisée d'ogive de la Ferme castrale de Hermalle-sous-Huy.

Cette ferme en carré, contigüe au château d'Hermalle encore ceint de douves, comporte également une tour-porche avec bretèche (millésimée 1642) et l'une des plus belles granges « en large » de la province de Liège ; c'est dans cet espace monumental que se tient tous les weekends un marché de livres d'occasion , « Les Chineurs gourmands », et que se vendent les doubles de la bibliothèque du Musée.

Dans la ferme se situe aussi le Musée Postes restantes qui traite de l'histoire de l'écriture et de la Poste.

La Ferme castrale est librement accessible tous les weekends de l'année, le samedi de 14 à 18 heures, le dimanche de 11 à 18 heures.
Pour les groupes, une visite guidée du site peut être combinée avec celle des musées.


 

Le musée est ouvert toute l'année - FR / NL -  sur rendez-vous - +32- (0)85 31 42 86

La visite, toujours guidée, dure 1 heure 30.

Tarifs (guide inclus) : voir cette page


 

Bien que le musée ne soit pas subsidié par la Fédération Wallonie-Bruxelles,il adhère à son Code de respect des usagers culturels qui correspond à sa pratique.


 

Témoignages

Chère Madame,
Votre site, très intéressant du reste, sera bientôt inséré dans notre cyberthèque et fera aussi l'objet d'une mention spéciale dans notre bibliothèque.
Cordialement

JP Troly , Directeur du guide - 7 février 2002 
Http://www.guide-du-gourmet.com

Le site de la semaine
La "Rawète" d'Internet
Toutes affaires cessantes, installez-vous devant votre ordinateur, connectez-vous à Internet et tapez www. gastronomica.be. Vous découvrire un site comme on a rarement l'occasion d'en visiter. Nous sommes dans la ferme castrale d'Hermalle-sous-Huy. Un bâtiment qui naguère dépendait du château tout proche et qui aujourd'hui est géré et animé en toute indépendance par l'asbl au nom particulièrement évocateur en wallon : La Rawète". les vieux bâtiments abritent une taverne décorée à l'ancienne où l'on sert des recettes du terroir, une bibliothèque de plusieurs milliers d'ouvrages sur la gastronomie, un musée qui concerne l'archéologie, l'histoire et le folklore de la gourmandise. Le site est émaillé de nombreuses illustrations que l'on peut agrandir. En guise d'échantillons de la bibliothèque on peut lire "on line", cinq récits sur l'histoire de la cuillère, celles des plaques de cheminée : les "contrecoeurs", celle du temps où à Liège on distribuait des "jetons alimentaires" ou encore celle de Grimod de la Reynière qui, malgré une horrible infirmité, devint un gastronome réputé. Je ne vais pas tout vous raconter, le mieux est d'aller y voir. (…). "La Rawète" vient de sortir son premier CD-Rom de recettes anciennes et belges. Il est en vente au musée ou par envoi postal. Outre le site Internet, les contacts sont : tél. 085/31 42 86, fax: 085 31 35 78 ou e-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Lily Portugaels - 11 février 2002
in La Libre Belgique -La Gazette de Liège

Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, je suis Sylvie Honoré de la RTBF, je vous avais interviewé à Liège dans le cadre de l'opération Simenon, vous vous rappelez ?
Sachez que j'ai parlé de vous aujourd'hui à la radio car je présentais le Petit Futé Wallonie dans lequel vous apparaissez clairement dans un joli encadré jaune...
J'ai dit le plus grand bien de votre musée de la gastronomie... parce que je le pensais...
Tout simplement,.

Sylvie, Liège - par courriel 4 février 2004

Venant de terminer une thèse de doctorat sur la transmission du patrimoine culturel immatériel, je peux vous dire que le "petit Nicolas" se trompe doublement car, non seulement le Mexique a tenté (en vain) de faire reconnaître ses tacos et autres tortillas comme "chefs-d’œuvre du patrimoine immatériel de l'humanité" mais l'Italie avait elle aussi posé une candidature (tout aussi rejetée) à l'UNESCO pour sa pizza.
Si cela vous intéresse, j'ai les références précises.
De même, la candidature française est bien antérieure à Sarkhozy - le - récupérateur, puisque j'ai un article du Soir daté du 5 décembre 2006 qui y fait déjà allusion... Là aussi, j'ai des références précises et j'ai discuté avec les responsables de l'inventaire du patrimoine du Ministère de la Culture de la France.
Je vous remercie pour l'envoi de votre site car j'y trouve souvent des articles intéressants. Continuez ! Bien à vous,

Françoise Lempereur
Unité de recherche en Médiation culturelle,
Département des Arts et Sciences de la Communication, Université de Liège, bât. A1
29 février 2008, par courriel suite à notre contestation dans la page « Quoi d’neuf » de notre site internet
de la primauté de France dans le dépôt d’une candidature de patrimoine gastronomique auprès de l’Unesco
(Le petit Nicolas fait allusion à Nicolas Sarkozy, président de la Répubique française)

 

I visited the Museum in May, 2008 as a location for my students to visit during their study in Belgium. I it a wonderful educational experience for the students in Food Science and Human Nutrition.

Aubrey Coffee, professor, Clemson university, USA - été 2008 - sur la pétition de soutien à la demande de classement de la Ferme castrale dans www.lapetition.be

Bonjour Guy
Dimanche dernier, en compagnie d'amis, j'ai visité le musée en rubrique que je recommande chaudement. Madame Nicole Hanot, seule guide pour le moment, nous a fait découvrir un univers à la fois inconnu, amusant, intéressant....avec une touche d'humour et des questions à l'appui qui ont fait que le temps a trop vite passé (une bonne heure et demie).
Un passage à la Taverne pour une soupe ou une omelette, par exemple, ajoutera une touche sympathique et agréable à la visite.
Amicalement.

Paul Capon - 23 juin 2012 - copie d'un courriel adressé au chroniqueur gastronomique Guy Delville.

Bonjour,
Ce petit mail pour vous féliciter encore pour la très belle exposition "emballez c'est pesé".
Mon mari et moi, nous pouvons sans crainte vous dire que nous n'avons jamais assisté à une exposition aussi bien commentée, hyper didactique, notre intérêt a sans cesse été captivé, nous espérons que vous nous ferez encore vivre de très bons moments avec d'autres expositions tout aussi formidables.
Encore merci !!!

Françoise Quivy - 19 décembre 2012, par courriel.

C’est avec joie que nous vous communiquons notre plaisir suite à notre visite de la ferme ce dimanche 13 septembre.
La guide nous a reçu avec sourire, compétence et heureuse de nous communiquer son savoir.
La taverne, un paradis d’époque avec un personnel aimable et dévoué quant à notre confort, nous avons profité des belles flammes du feu ouvert et de la bonne cuisine. (...)
Merci à vous tous bénévoles.
A bientôt.

Guy et Léna Herremans-Hermans, Protection Nature Seraing - 12-13 septembre 2015 – par courriel.