Citations sur la cuisine et la gastronomie

Les titres sont nôtres.

La « Rawette »

« L'habitude s'en est perdue.  Il arrive bien, de temps à autre, qu'un commerçant offre à l'enfant qui accompagne sa maman, une chique ou un bonbon, mais autrefois, la rawette faisait partie du protocole.
Un épicier qui ne donnait pas la rawette était classé.  On allait ailleurs.  Si je « faisais les commissions » pour ma mère et qu'on l'oubliât, je réclamait
[sic] : « Et ma rawette ? » ; la maman sollicitait elle-même : « N'avez-vous pas une rawette pour le petit ? »
Chaque samedi, j'allais chez le chacutier
[sic] Hoppen, place St-Séverin, chercher, pour le souper, une « portion de quinze » : un morceau de boudin noir, un de blanc, une tranche de tête pressée, coupés au jugé.  C'était la « dressèye » traditionnelle.  La rawette consistait en un morceau de boudin.
Quand par hasard, nous avions un proche à souper, j'achetais deux portions de quinze.  C'était plus avantageux disait ma mère, qu'une portion de trente centimes.  Je réclamais alors, ma double rawette.
Chez l'épicier, c'était un bonbon ou des chiques, que je recevais, la valeur en était proportionnelle aux achats effectués.
Chez le pharmacien, j'avais du jujube, au Camélia, où l'on vendait exclusivement les articles de deuil, au coin de la place du Théâtre et de l'actuelle rue Foch, les enfants étaient gratifiés d'un gros ballon en baudruche de couleur violette.
Il fallait souhaiter, autant que le plaisir d'être habillé de noir, un décès lointain, dans la famille, car en ce temps, le deuil se portait scrupuleusement, jusqu'à des degrés éloignés de parenté.  Il fallait être un tout petit cousin pour n'avoir droit qu'à la « rance » au chapeau ou au brassard de crêpe.
Et quant aux ménagères sans enfants, direz-vous ?
Il y avait toujours un chat, un toutou. « N'av' rin po mi p'tit tchin ? »
Les paysannes réclamaient véhémentement leur rawette, comme un droit acquis.  Un costume acheté rue Léopold donnait lieu à l'un ou l'autre cadeau, cravate ou casquette.
Et quand elles commandaient quelques mètres de drap ou de toile, elles ne manquaient pas de recommander, au coupeur : « Ni copez nin ès vosse deugt, savez ! »  Le commerçant savait ce que cela voulait dire, et ajoutait dix centimètres à la mesure.
Il n'était pas jusqu'au laitier, qui ayant versé dans le pot de la ménagère les deux mesures quotidiennes, n'y ajoutât un petit ration
[sic]. « Et vola po l'tchèt. »
Le dernier né d'une famille, c'était la rawette. »

Léon Maurice LINZE,
Printemps du siècle. Gens et chôses du passé au pays de Meuse.
Seconde chronique folklorique du temps heureux,
Liège, Éd. Rapid-Press, 1952

ndlr : C'est dans cette dernière acceptation qu'il faut entendre le nom de notre association La Rawète.  Ce dernier-né d'une famille, celui-ci ou celle qu'on n'attendait pas : les paysans de jadis auraient-ils osé imaginer que la Ferme castrale serait un jour un centre de culture et de tourisme ?



Perles de cancres

« La sirène est un animal moitié femme et moitié turbot ; ce poisson qui se vend si cher qu'on n'en mange jamais. »

« Les grand plateaux italiens sont les Pouilles et le Gorgonzola. »

 

Citées par Jean-Charles
dans Les perles du facteur, Calmann-Lévy, Paris, 1959



Sauf qu'il y a régime et régime…

« Le régime de Vichy a toujours été très bon pour la santé. »

Perle du bacchalauréat en histoire, France, 2015



Ben voyons !

« J’avais une balance de précision mais c’est pas pour les stupéfiants ; c’est parce que j’aime faire la cuisine. »

Un dealer au Tribunal de Lille, 24 avril 2013


 

Célèbre... mais goujat !  Et Terpsichore alors ?

« Les beaux-arts sont au nombre de cinq : la peinture, la poésie, la musique, la sculpture, l'architecture, laquelle a pour branche principale la pâtisserie. »

Marie-Antoine Carême


 

Sur une goutelette…

« (...) Mais quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur une gouttelette presque impalpable, l'édifice du souvenir. »

Marcel Proust


 

Ma foi…

« Il n'y a pas d'amour plus sincère que l'amour de la bonne chère. »

Bernard Shaw


 

Être gourmand

« Il n'y a que les imbéciles qui ne soient pas gourmands.  On est gourmand comme on est artiste, comme on est poète.  Le goût, c'est un organe délicat, perfectible et respectable comme l'oeil et l'oreille. »

Guy de Maupassant


 

Le monde existe par la cuisine

« Lorsqu'il n'y a plus de cuisine dans le monde, il n'y a plus de lettres, d'intelligence élevée et rapide, d'inspiration, de relations liantes, il n'y a plus d'unité sociale. »

Marie-Antoine Carême


 

On n’a jamais vu un régime politique renverser une cuisine nationale

« Dans cette épicerie modeste et sans minauderie folklorique, j’ai constitué mes premières réserves. Née en France de parents nés au-delà, c’est par les mets sur la table, et le croquant sous la dent, le piquant de la salive, la résonance du tube digestif que j’ai abordé ce continent interdit d’où venaient ces deux-là qui m’avaient conçue. Tousser dans la poudre du pavot, mouiller les lèvres le long de la liqueur âpre de la poire, casser l’os de cuisse du poulet pané m’était autorisé parce que les plats revêtaient une croûte placide, pourtant j’y ai vite découvert un cœur férocement dense, quelque chose de régénérant, qui pouvait m’être communiqué depuis le ventre des origines. Leur sécurité confondante était probablement la plus solide des armures : on n’a jamais vu un régime politique renverser une cuisine nationale. À la maison, mes parents ne prononçaient pas un mot semé, germé et mûri sur le territoire noir de leur enfance, de leur adolescence.  C’eût été comme une inconvenance, une terrible impolitesse, un manque total de savoir-vivre. Mais les saveurs du goulasch, oui, presque par inadvertance, elles se sont glissées sur la table. Et je croquais gamine avec ardeur dans le poivron jaune, attentive à me remplir la bouche de cette pâte spongieuse et tendre à mastiquer. Je mangeais avec application, exactement comme on arpente les premiers mots d’une dictée.  Les mets composaient la seule mémoire vive cédée, concédée, transmise, voyelle paprika, consonne galuska, accent grave dans la chair de la noix, aigu dans l’amertume du concombre. Ils ont creusé mon premier attachement à la langue de là-bas, un déchiffrage à jamais collé aux sens, qui me hante et m’accompagne de son pouvoir d’éveil. Grâce aux plats et aux odeurs, à ces saveurs dégluties et remâchées jusque dans mes rêves les plus sourds, au fil des années, j’ai pu envisager les lettres, les groupes de lettres, les mots hongrois, l’étoffe de la langue puis les visages, les corps et le choc des ressemblances, la rencontre d’une famille, d’une certaine géographie de l’Europe centrale, enfin.
Je veux vous entraîner à la découverte de l’épicerie hongroise, de ce bazar magyar où rien ne s’articule, ne s’ordonne, ne se soulève, ne geint et ne pleure comme ailleurs. En tranchant la chair onctueuse du porc, en dévissant les couvercles de leurs bocaux, en saupoudrant de sucre glace leurs biscuits feuilletés aux cerises, M. et Mme Suba faisaient sauter les verrous, tomber les murs, ouvrir les frontières et jaillir la vie éperdue.  Parfois il suffit de manger, pour que tout, ou presque, puisse être dit. »

Viviane Chocas, Bazar magyar, Éditions Héloïse d’Ormesson, 2006


 

Authentique !!! 

Le garçon : « C'est pour manger ? »
La cliente : « Non, juste pour boire un verre...»
Le garçon : « Qu'est-ce que vous voulez ? »
La cliente : « Vous avez une carte ? »
Le garçon : « Ah, vous la voulez avant ? »

Noté par N.H. le 1er mai 2007 à Neuville, Wallonie


 

Au resto…

« Les produits, pas plus que les humains, n'ont le don d'ubiquité :
- l'huile de truffe est à la carte, et non dans l'assiette,
- l'addition est salée, et non les plats. »

CXM, avril 2007


 

Préface

« Vous qui lisez cet ouvrage,
Savourez-en le fumet :
Ce livre a plus d'un usage
Peut servir au Cabinet ;
S'il déplait par sa matière,
Torchez vous en le derrière. »

Dr. Chirouec, La France constipée ou Paris foiré,
poème odoriférant suivi de La Chiropédie, Paris, MVIILXI


 

Pourquoi faire simple…

« C’est semble-t-il bien là ce que fait Claude Delmas en nous livrant sa réflexion sur l’importance du genre auquel appartient le texte dans l’analyse que peut en faire le linguiste. « Fragment d’un discours culinaire » s’intéresse donc tout particulièrement à la facture d’une harmonie co-énonciative reposant sur un pacte linguistique entre une énonciatrice fictive et un lecteur construit que le texte met en scène. Analysant la nature du filtrage sémantique symbolisé par delta, l’auteur fait appel à d’autres éléments de corpus dans d’autres genres de textes. Pour lui, delta « rappelle qu’un élément sémantique ne trouve pas de projection linéaire. [...] N’ayant fait l’objet d’aucune instanciation préalable, cette absence ne signifie pas effacement ». Un exemple probant est ensuite donné, dans lequel les verbes à l’impératif sont précédés d’un delta filtrant l’agent et parfois aussi d’un delta filtrant le patient. Dans le corpus choisi, la plupart des verbes « relèvent des actes caractéristiques de la cuisine », ils sont sémantiquement contraints. En position delta, le sujet de ces verbes assume une double agentivité : celle conférée par son rôle lecteur et celle associée à son rôle agent lors de la mise en acte de la recette de cuisine. Se pose alors la question de savoir si ces impératifs véhiculent un schéma causal-résultatif. L’auteur conclut en soulignant la multiplicité des champs à explorer en marge des principes généraux de la grammaire : syntaxe, sémantique, négociation inter-énonciateurs, pragmatique, sémiotique sont autant d’ingrédients intervenant dans la recette de l’énonciation bien réussie et de la cuisine du sens. »

In http://www.cercles.com/review/r21/contrastes.htm, janvier 2006


 

La bouffe ? Tout dépend du point de vue

« L'Europe de l'Ouest ne s'intéresse qu'à la grande bouffe. Elle est sous le joug du poulet, du vin et de l'abstraction. »

Hassan II in Le Figaro-Magazine, 5 Février 1984

« Le basket, c'est bien ; parce que, vu l'état de la bouffe actuellement, je ne vois pas ce qui nous reste d'autre qu'un ballon à mettre dans un panier. »

  Laurent Ruquier, Je ne vais pas me gêner

« Je bouffe de temps en temps des asticots pour assouvir un sentiment de vengeance par anticipation. »

Philippe Geluck, Et vous, chat va ?


 

On blâma son courage…

« À quatre heures, Vatel va partout, il trouve tout endormi. Il rencontre un petit pourvoyeur qui lui apportait seulement deux charges de marée; il lui demanda : « Est-ce là tout ? » Il lui dit : « Oui, Monsieur. » Il ne savait pas que Vatel avait envoyé à tous les ports de mer. Il attend quelque temps; les autres pourvoyeurs ne viennent point ; sa tête s'échauffait. Il croit qu'il n'y aura pas de marée;  il trouve Gourville, et lui dit : « Monsieur, je ne survivrai pas à cet affront-ci ; j'ai de l'honneur et de la réputation à perdre.» Gourville se moqua de lui ; Vatel monte à sa chambre, met son épée contre la porte, et se la passe au travers du cœur, mais ce ne fut qu'au troisième coup, car il s'en donna deux qui n'étaient pas mortels : il tombe mort. La marée cependant arrive de tous côtés;  on cherche Vatel pour la distribuer, on va à sa chambre ; on heurte, on enfonce la porte ; on le trouve noyé dans son sang ; on court à M. le Prince, qui fut au désespoir. M. le Duc pleura;  c'était sur Vatel que roulait tout son voyage de Bourgogne. M. le Prince le dit au Roi fort tristement : on dit que c'était à force d'avoir de l'honneur à sa manière ; on le loua fort, on loua et on blâma son courage… »

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné


 

Cuisine familiale

« Le principal ingrédient pour toute une bonne cuisine familiale est l'amour ; l'amour envers ceux pour qui vous cuisinez. »

Sophia Loren

« Les repas de famille ne consistent pas à se manger entre parents. »

Jules Jouy

« Chaque repas que l'on fait est un repas de moins à faire. »

Vladimir Jankélévitch


 

Savoir inviter ses convives... et savoir les choisir

« Mon cher Curnonsky, tu viens dîner dimanche, ça ne fait pas un pli, seulement je tiens à te faire savoir que la douce Juliette est au lit, que c'est Joséphine qui fonctionne assez mal et que le dîner sera probablement médiocre. Tu dois venir, la beauté de Willy, mon esprit doivent te faire oublier la médiocrité du dîner. C'est une question de dévouement, non de gueule. »
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« A un certain âge, n'admettez que des amis anciens, rassis, modérés, parés de la fidélité qui vient avec l'âge. Car il est bon de traiter l'amitié comme les vins et de se méfier des mélanges. »

Colette


 

Ceci n'est pas une réponse à Colette

« La cuisine, c'est quand les choses ont le goût de ce qu'elles sont.
Si le potage avait été aussi chaud que le vin, le vin aussi vieux que la poularde
et la poularde aussi grasse que la maîtresse de maison, cela aurait été presque convenable. »

Curnonsky


 

À propos du vin

« Manger beaucoup, je ne puis, mais je peux, j'en suis sûr, boire ce qui a robe et capuchon ! »

Évêque John Still

« Vigne, l'homme devient morose
Sans ton vin d'aurore teinté.
Fais-moi revoir la vie en rose.
On la voit jaune dans le thé. »

Jean Rameau

« Tenez ! Ce petit soleil qui danse là sur le verre, c'est le clin d'œil du vigneron, clin d'œil complice de votre gourmandise dont il n'est pas dupe mais dont il est fier. »

Louis Orizet

Cloîtres silencieux où dorment les bouteilles !
Caves, celliers profonds receleurs de trésors,
Que vous ont confié les amis de nos treilles !
Je glisse avec respect en vos corridors. »

Albert Couvreur

« Ici reposent les fruits de tant de soins : flacons jeunes, lisses, fioles millésimées, habillées lentement d'une fourrure impalpable, grise et blanche comme du duvet. »

Colette


 

Le thé anglais

« Nous descendons au tea-room. C'est une cave claire où sont alignées des tables et des chaises d'une tristesse et d'une laideur inimaginables. C'est plus triste qu'un self-service au petit jour. On pense à Huis-clos. Derrière un gros tea-pot en aluminium tout bosselé, une vieille femme à la voix aigre plonge une louche au manche tordu dans une caissette métallique pleine de thé frais. Ce thé, elle le jette avec rage, dirait-on, dans le tea-pot ; elle empoigne le tea-pot qui décrit dans les airs un périlleux vol plané avant d'atterrir avec fracas sur les grilles d'un antique réchaud à gaz. De temps en temps, cette charmante vieille dame attrape d'un geste tout aussi rageur que les précédents, une autre verseuse en aluminium d'où s'échappe un brûlant jet de vapeur. Elle renverse le bec de la verseuse sur le tea-pot qu'elle emplit à ras du bord ; puis elle vous lance dans les doigts une nice cup of tea de faïence bleutée. Ajoutons que si vous êtes adroit, vous parvenez à arracher des mains d'une autre dame âgée à peu près aussi avenante que la précédente une soucoupe contenant une dizaine de crakers salés ou bien une très mince bande de chester entre deux très minces tranches de pain fade. Le troisième jour du procès du brave petit docteur [Adams], nous découvrîmes que les dames du tea-room, de temps en temps, évacuaient dans un seau le vieux thé usé du tea-pot. Elles attendaient, pour accomplir ce rite, que la litière du thé usé ait absorbé la moitié ou presque du volume utile de la vieille chaudière. A le voir préparer dans de telles conditions, on pouvait éprouver quelque anxiété sur la qualité du breuvage que ces dames nous vendaient. Détrompez-vous ! Ce thé était délicieux, et c'est là peut-être l'un des mystères les plus intéressants qui aient marqué le séjour des chroniqueurs judiciaires français au cœur de cette chère vieille Angleterre. »

Frédéric Pottecher, Grands Procès, Moscou : affaire Powers,
Londres : affaire Adams, Jérusalem : affaire Eichmann, Ed. Arthaud, 1964


 

Le gourmet

« Passer pour un idiot aux yeux des imbéciles est une volupté de fin gourmet. »

Rivarol


 

La table

« Dans le pâle rayon de la lune qui monte,
La table bien dressée attend les invités.
Et le faisceau bleuté que le lustre surmonte
Y détache un peu d'ombre en sa limpidité. »

Albert Couvreur


 

Le dîner

« Le joli musée qu'un dîner, quand la couleur du vin brille comme la couleur d'un tableau ou quand des plats d'argent sur la table éblouissante, nous donnent en une heure la sensation pleine et directe de ces divers chefs d'œuvre dont le désir de l'un suffit à remplir de charme une heure oisive et d'appétit. »

Marcel Proust


 

Le cuisinier

« Un cuisinier quand je dîne
Me semble un être divin,
Qui au fond de sa cuisine
Gouverne le genre humain
Qu'ici bas on le contemple,
Comme un ministre du ciel,
Car sa cuisine est un temple
Dont les fourneaux sont l'autel. »

Grimod de la Reynière


 

La cuisine du bonheur

« Lorsque nous étions réunis à table et que la soupière fumait, maman disait parfois « Cessez un instant de boire et de parler ».
Nous obéissions. « Regardez-vous » disait-elle doucement.
Nous nous regardions, sans comprendre, amusés.
« C'est pour vous faire penser au bonheur » ajoutait-elle.
Nous n'avions plus envie de rire. « Une maison chaude, du pain sur la nappe, des coudes qui se touchent, voilà le bonheur » répétait-elle à table, puis le repas reprenait tranquillement.
Nous pensions au bonheur qui sortait des plats fumants, qui nous attendait au soleil, dehors, et nous étions heureux.
Papa tournait la tête, comme nous, pour voir le bonheur jusque dans le fond du corridor, en riant, parce qu'il se sentait visé. Il disait à ma mère : « Pourquoi tu nous y fais penser à ce bonheur ? »
Elle répondait : « Pour qu'il reste avec nous, le plus longtemps possible… » »

Félix Leclerc, Les pieds nus dans l'aube


 

La cuisine…

« On a écrit un Éloge de la folie et un Éloge de l'ombre, mais qui va se décider à écrire un Éloge de la cuisine, éloge non pas de l'art culinaire, mais du lieu ? C'est un lieu d'alchimie, qui abrite le feu. C'est un lieu où l'on parle, où l'on se dit des vérités, des mensonges, des phrases définitives, des histoires drôles, des choses désagréables et des choses sensées ou insensées. Dans les cuisines ont lieu des scènes d'amour et des scènes de ménage. Je regrette les vieilles et vastes cuisines des fermes, où on vit et où on mange, où on se réfugie et où on se confie. Il y a vingt ans, j'avais pu louer à Capri une grande maison isolée, pleine de chambres, où j'avais invité des amis. Malgré la piscine, la mer, le jardin, on se retrouvait tous ensemble dans la cuisine, à midi, et on discutait pendant des heures, alors qu'il faisait soleil dehors et que la cuisine était plutôt sombre, mais cette cuisine nous attirait, nous hypnotisait, et finalement nous rapprochait. »

Maurice Béjart, La Vie de qui ?


 

2004, Année de la Musique en Wallonie…

La Musique, thème de l'année 2004, nous avait valu au mois de janvier de cette année-là d'incessants coups de téléphone à la recherche de liens entre cet art et la gastronomie. Pour votre bonne information, nous ne résistons pas au plaisir de citer ici :

« On appelle « vin à deux oreilles », écrit Furetière, celui qui fait secouer les oreilles de déplaisir, et « vin à une oreille », celui qui fait pencher l’oreille en signe d’approbation. Donc, le vin ne suffit pas du nez et de la langue, il se connaît aussi par l’oreille. Pour un opéra-comique, il faut du champagne, la musique religieuse demande du vin du Rhin ou du jurançon et la musique héroïque ne peut se passer du vin de Bourgogne. Il a la fougue et l’entraînement du patriotisme. Huysmans propose même une « orgue à bouche » permettant de composer selon l’humeur d’intrigants cocktails de saveurs et Boris Vian, dans le même esprit, un « pianocktail », système où chaque note commande à un alcool, une liqueur ou une aromate. La pédale forte correspond à un oeuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Seltz, il faut un trille dans le genre aigu, et pour la crème fraîche, un sol grave. »

Jean-Luc Hennig, Érotique du vin , Éd. Zulma, 2003

« Qui aura jamais le courage de déclarer : « La Musique est à l'art ce que la bouillie est au gigot, et la meilleure preuve en est que le plus grand des musiciens, Beethoven, était sourd » ? »

Hubert Monteilhet, Requiem pour une noce , Éd. Denoël, 1973 


 

Si l'orthographe était meilleure…

« La piqure de la migale
lui fut vraiment fatal
à ce pauvre canibale
qui fut cuisiner à la sauce provencale. »

G-A.M.
Exercice de création d'un poème à partir de rimes en « ale »
1ère année du cycle secondaire - Wallonie


 

Année Victor Hugo

« Rabelais, c'est la Gaule ; et qui dit la Gaule dit aussi la Grèce, car le sel attique et la bouffonnerie gauloise ont au fond la même saveur
…Son éclat de rire énorme est un des gouffres de l'esprit. »

Victor Hugo


 

Du gout

« Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût. »

Vauvenargues, Réflexions et maximes


 

De l'esprit

« Les animaux se repaissent ; l'homme mange ; l'homme d'esprit seul sait manger. »

Brillat-Savarin, Physiologie du goût


 

Des deux

« Le crachat constituant la représaille instinctive du domestique mécontent, on n'y mange que des crachats accomodés à toutes les sauces, et le repas qui vous est offert manque au premier de ses devoirs : la variété des mets. »

Georges Courteline, La philosophie de Georges Courteline


 

Et du  bon sens !

« Marèye-Èli qui féve dès vôtes
Mahîve consincieûsemint s'lawèt...
« Vos f'rez magnåhe avou nos-ôtes »
Dit-st-èle a m' camaråde Françwès.
Mins nosse Françwès qu'a dèl métôde,
Ni sét s'i deût rèsponde « Awè »;
Ca d'pôye on moumint noste apôte
È-st-an trin dè bwèrgnî 'ne saqwè.
C'è-st-ine glêriante gote qui barloke
Al narène da Marèye-Èli,
Qui mahe qui po mèye assoti.
Et mågré qu'il a l'êwe al boke
Françwès rèspond : « Po dècîder,
Fåt vèy wice qui l' gote va toumer ! » »

Marie-Aily qui faisait les crêpes
Mélangeait consciencieusement sa pâte.
- Vous mangerez avec nous,
Dit-elle à mon ami François.
Mais notre François, un homme méthodique
Ne sait s'il doit accepter
Car depuis un moment, notre ami
Est en train de lorgner quelque chose :
Une goutte gluante qui balance
Au nez de Marie-Aily
Qui mélange vigoureusement.
Et, bien qu'il en ait l'eau à la bouche,
François répond : « Avant de décider,
Il faut voir où la goutte va tomber ! »

 

Marcel David, in Revue trimestrielle La Wallonne n°2, 2001


 

A(h) la soupe !

« Je vis de bonne soupe, et non de beau langage. »

Molière

« Mieux vaut pas de cuillère que pas de soupe. »

Proverbe allemand

« On ne peut faire une bonne soupe qu'avec le meilleur de son coeur. »

Beethoven

« Le bouillon est une nourriture saine, légère, succulente et qui convient à tout le monde. Il réjouit l'estomac, il le dispose à recevoir et à digérer. »

Anthelme Brillat-Savarin

« La soupe et le poisson expliquent la moitié des émotions de notre vie. »

Sydney Smith

« La soupe du soir : magnifique… »

Lewis Carroll

« Entre la soupe et l'amour, la première est la meilleure. »

Proverbe espagnol

« La soupe tranquillise le coeur, apaise la violence de la faim, élimine les tensions de la journée, réveille et aiguise l'appétit. »

Auguste Escoffier


 

Points de vue

« Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre. »

Alfred de Musset

« Mon verre est petit, mais je ne veux pas que vous buviez dedans. »

Jules Renard


 

Toc toc

« Il est terrible le petit bruit de l'oeuf dur sur le comptoir d'étain. »

Jacques Prévert


 

Précisions

« Ventre affamé n'a point d'oreilles. »

Jean de la Fontaine

« Ventre affamé n'a point d'oreille, mais il a un sacré nez ! »

Alphonse Allais


 

Assurancétourix :

« - les femmes bardes, ça existe, non ?
- Non Madame ! Une barde, ça n’existe pas, ou alors c’est une tranche de lard. »

R. Goscinny & A. Uderzo, Astérix, la rose et le glaive


 

Faite soi-même…

« Tiens, Louis, prends encore une petite cuiller de mayonnaise, tu n'en trouveras pas beaucoup de la pareille, faite à la maison. Tu iras loin pour en trouver. Ah, j'étais aussi maigre quand j'étais jeune. Et aussi toujours à lire des livres, comme toi. Mais qu'est-ce que tu veux, c'est la vie qui commande.
Qu'est-ce que tu en penses, de ma mayonnaise ? Faite moi-même, hein, car notre Monique ne peut pas y toucher quand elle a ses affaires, ça fait tourner la mayonnaise, retiens ça. Enfin, tu es encore jeune, qu'est-ce que connais à la mayonnaise ?
    - Que ce mot vient de Mahon.
    - Mahon ?
    - Capitale de Minorque.
    - Tiens, qui aurait cru ça ? »

Hugo Claus, Le chagrin des Belges


 

Bon dieu !

« Cerise :
celui qui a mis la queue aux cerises : se dit en Suisse (région de Fribourg) pour parler de Dieu. Le système astucieux qui a consisté à réunir les cerises en bouquets par leurs queues (comment s'y prendrait-on autrement pour faire des boucles d'oreilles ?) appartient à la catégorie des petites choses propres à faire croire à l'existence de Dieu, comme la division du melon en tranches ou la longueur du cou de la girafe. »

Colette Guillemard


 

Mais aujourd'hui ?

« Chez des amis, j'ai mangé récemment des écrevisses pêchées en Belgique. Je croyais qu'elles avaient définitivement disparu. (R. Horne, d'Ostende)

À Liège, où la Meuse est très polluée, on mit à sec, en 1969, l'ancien bassin des yachts en face de l'Évêché. L'équipe de l'Université de Liège, chargée de la récupération des poissons, eut la stupéfaction de recueillir dans la vase une quantité d'écrevisses énormes dont on ne soupçonnait même pas l'existence en Meuse.

Les écrevisses n'ont donc pas totalement disparu. »

in Le Guide des Connaisseurs, n° 23 mars-mai 1973


 

Sauf bonne faim

« Tout a une fin sauf le saucisson qui en a deux. »

Citation danoise et titre d'un livre de Sophie Roche, Ed. Albin Michel,
in L'Eventail n°5, juin-juillet-aout 2001


 

DCD ?

« Contrairement à l'information parue en page 3 du "Living Kitchen" distribué fin mars (sic), le bouton d'or n'est pas comestible et ne peut en aucun cas être utilisé dans une préparation culinaire, même en guise de décoration dans des glaçons. Solo prie l'ensemble de ses lecteurs de bien vouloir l'excuser pour cette regrettable erreur et leur offre ce dépliant consacré aux nouveautés culinaires de l'été. Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à appeler la ligne d'information au 078/15 22 00 (tous les jours ouvrables, de 9h à 17h) ou à envoyer un e-mail à l'adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. »

Relevé dans un feuillet publicitaire toute-boite :
Living Kitchen. La cuisine contemporaine vue par Solo ,
distribué par la firme Solo (margarine) à Hermalle-sous-Huy
...dans la 2e quinzaine de mai 2001


 

Saint saint saint

« Article 1 : La gourmandise est-elle un péché ?

Objections : 1. Il ne semble pas.
Car le Seigneur dit en S. Matthieu (15,11) : « Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur. » Or la gourmandise concerne les nourritures qui entrent dans l'homme. Puisque tout péché souille l'homme, il semble donc que la gourmandise ne soit pas un péché.
2. Personne ne pèche en ce qui est inévitable. Or la gourmandise est un manque de modération en matière de nourriture que l'homme ne peut éviter. S. Grégoire dit en effet : « Dans l'action de manger, le plaisir se mêle tellement à la nécessité qu'on ne sait pas ce qui est demandé par l'une ou par l'autre. » Et S. Augustin : « Seigneur ! Qui donc n'a pas pris de nourriture en sortant un peu des bornes du nécessaire ? »
3. En toute espèce de péché le premier mouvement est déjà un péché. Or le premier mouvement qui conduit à prendre de la nourriture n'est pas un péché, autrement la faim et la soif seraient des péchés.
En sens contraire, S. Grégoire recommande de « ne pas nous lever pour livrer le combat spirituel sans avoir auparavant dompté l'ennemi qui se trouve en nous-même, c'est-à-dire l'appétit de gourmandise ». Or l'ennemi intérieur de l'homme, c'est le péché.
La gourmandise est donc un péché.

Article 2 : La gourmandise est-elle un péché mortel ?

Objections : 1. Non, semble-t-il.
(...) La gourmandise est donc un péché mortel.

Article 3 : La gourmandise est-elle le plus grand des péchés ?

Objections : 1. Il semble bien.
(...) En sens contraire, les vices de la chair, parmi lesquels on compte la gourmandise, sont peu coupables, selon S. Grégoire.

Article 4 : Les espèces de la gourmandise
[etc...] »

Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique IIa-IIae Question 148 : la gourmandise


 

Sein sein sein

« Les adultes ont accès à mille sortes de voluptés, mais pour les enfançons, il n'y a que la gourmandise qui puisse ouvrir les portes de la délectation. »

Amélie Nothomb, Métaphysique des tubes


 

…et de la femme

« La gourmandise est l'apanage exclusif de l'homme. »

Anthelme Brillat-Savarin


 

Le gout du vrai

« La gourmandise dans le mensonge finit souvent par suggérer la saveur réelle des choses. »

Marie-Claire Blais, La belle bête


 

Échecs et maths

« Cette idée de la multiplication du grain initial, on la retrouve dans une célèbre anecdote rapportée par Marc Doudon. [Histoires de plantes glanées à travers mythes, légendes et traditions, Paris, Ed. Missions et développement, 1986]
Un brahmane, ou prêtre hindou, présente à un prince le jeu qu'il a inventé : l'échiquier; celui-ci est émerveillé par l'abondance des combinaisons offertes et tient à remercier le brahmane. Pas sot, le brahmane : il se contentera d'une quantité de blé égale à la somme des grains obtenus en mettant un grain sur la première case, deux sur la seconde, quatre sur la troisième, huit sur la quatrième, etc. Le prince accepte d'emblée, d'autant qu'il est très riche et que ses greniers regorgent de blé. Comment pouvait-il imaginer jusqu'où allait l'emmener une telle progression géométrique ? Dès la 38e case, il devait déjà déposer six mille tonnes de blé; et quand il arriva à la dernière, la 64e, le malheureux donateur n'en crut pas ses oreilles lorsqu'il entendit le résultat des calculs du brahmane : le total de l'échiquier atteignait huit cent milliards de tonnes, soit la production mondiale de blé pendant trois mille ans. »

Jean-Marie Pelt, Au fond de mon jardin


 

Laus GB

« Les caddies remplacent avantageusement les prie-Dieu dont ils épousent d'ailleurs la forme. »

Jean-Marie Pelt, Au fond de mon jardin


 

Dans le feu de l'action

« What's cooking ?
Expression utilisée dans la marine américaine et signifiant « Comment ça va ? Qu'y a-t-il de neuf ? » »

Ray Lasure, Maintenant, fermez la fenêtre ,
Paris, Librairie des Champs Elysées, EO 1054 (reprint 1969)


 

Question d'estomac

« La littérature à l'estomac.
Entre mon gîte et la Bibliothèque nationale, je suis souvent saisie d'une fringale irrépressible. On a beau dire, les nourritures intellectuelles ne sauraient remplacer le boire et le manger. Quand le corps crie famine et que les leitmotive de la faim surgissent continûment, ce n'est la lecture ni de Racine, ni de La Fontaine, ni de Chateaubriand, qui peut apaiser une poche stomacale rendue exiguë par le jeûne et l'abstinence.
Quel martyre que de devoir, à jeun, lire des récits de pique-niques extra, de lippées sublimes et d'agapes excellemment arrosées ! Les festins littéraires font saliver et endêver les futurs agrégés sans le sou. Je me rappelle les goûters de mon enfance, quand mon père me rangeait parmi les fanatiques de la fourchette, les ogresses et les sybarites. Puis le temps des vaches maigres est arrivé.
[fin pour les juniors]
Aujourd'hui, je suis parfois si obsédée par la faim que, penchée sur les trésors de la Bibliothèque nationale, je les confonds avec ceux de la gastronomie : manuscrits médiévaux et fricandeaux, palimpsestes minoens et courts-bouillons, in-folio et sot-l'y-laisse, ainsi que les culs-de-lampe historiés et les cancoillottes très parfumées, les incunables et les pets-de-nonne, les petits livres et les petits-beurre.
Écrirai-je un jour l'autobiographie qui, dût-il m'en coûter, retracera la route qu'on m'avait assuré être la plus facile, racontera ma jeunesse qui s'est tantôt cherchée, tantôt fuie, qui eût aimé s'empiffrer, qui s'est défendu de souffrir, qui s'est révoltée, et dont les privations ont exhaussé mon âme ? »

Dictée lue par Bernard Pivot, célèbre animateur d'émission littéraire français,
à la finale des Championnats du monde d'orthographe
de langue française, Paris, samedi 2 décembre 1989.


 

Satie à la mère de Jean Cocteau :

« Dites à Germaine Tailleferre [compositrice du groupe des Six] que Ravel - son Dieu - est un veau et mal cuit encore ! »

in Correspondance presque complète par Erik Satie .
Réunie et présentée par Ornella Volta, Fayard/Imec, 2001


 

Pierre tombale ?

« Quel brasseur a dit :
« Quand on met le Belge en bière, il sort du tombeau » ?
(snameleiW noéL) »

in le jeu La Belgique infernale, de Jean-Paul Deleixhe et Christian Libens,
avec la collaboration de Jacques Mercier. Bruxelles, Éd. Labor, 1999


 

Direction de Cockerill, octobre 1997

« Il faut que les appointés et cadres soient davantage impliqués.
Qu'est-ce à dire ?
Exemple :
Dans l'omelette au lard, il y a deux composants :
La Poule et le Cochon.
La Poule est concernée,
Le Cochon est impliqué. »

Cette citation nous a été rapportée par un des cadres « impliqués »
D'après (?) une citation de John Cockerill


 

Avant la vache folle…

« L'homme est bon, mais le veau est meilleur. »

Bertold Brecht


 

28 septembre 1757 :

« AVIS AU PUBLIC.

LES SEIGNEURS DEPUTE'S DES TROIS MEMBRES DE L'ETAT du pays & Comté de Namur, informent tous & un chacun , qu'en vertu du Décret du Conseil des Domaines & Finances de SA MAJESTE' L'IMPERATRICE REINE , du 22. du présent Mois , rélatif à celui de SON EXCELLENCE du 20. précédent , il est permis aux Habitans de cette Province, de distiller des Eaux-de-vie de Grain ; bien entendu cependant que sous ce prétexte , lesdits Habitans ne pouront acheter les Grains servans à cet éffet , qu'aux Marchés publics en conformité des Placards.
Fait en l'Assemblée tenuë le 28. Septembre 1757.
PAR ORDONNANCE.`
DAN. MICHAULT prémier Official
pour l'absence du Greffier .
A NAMUR, chez Pierre-Lambert Hinne,
Imprimeur des SEIGNEURS DES ETATS de la Province de Namur
. »


 

Tout frais

« On mange son passé. »

Georges Simenon


 

C'est pas sorcier

« Si vous n'êtes pas capable d'un peu de sorcellerie, ce n'est pas la peine de vous mêler de cuisiner. »

Colette


 

 

Témoignage :

Je viens de mettre un lien vers votre page de citations autour de la cuisine en citant le beau texte de Félix Leclercq sur notre forum.
J'étais émue de le lire car c'est souvent à table que je parle du bonheur à mes enfants.
Bien cordialement.

Sabine Wetterwald, 25 février 2008
Association Convivialité en Flandre